Balade naturaliste et ornithologique

 Sortie Ligue pour la Protection des Oiseaux 🦆

” Dimanche dernier, j’accompagnais donc Alexis à la sortie ornithologique de la LPO dans la vallée de la Meuse, en pleine zone Natura 2000 (on ne compte pas moins de 134 espèces d’oiseaux), à Mouzay.

Alexis voulait du « large », de la nature, du calme, et voir la Meuse (le fleuve) différemment. Aussitôt dit, aussitôt amenés à bon port par nos camarades guides, tantôt en voiture, tantôt à pied, jusqu’au fleuve. Après deux bonnes semaines de soleil, nous tombons pile poil dans un mauvais jour : grisaille et averses, quel dommage ! 
Nous nous sommes retrouvés juste en face du village de Villefranche. Cela m’a rappelé le « Rand’eau Meuse » de l’an dernier. J’en profite pour faire une piqûre de rappel sur la différence entre un rat d’eau et un castor… ce dernier à la queue large et aplatie et a des dents orangées. Le ragondin lui, a des poils tout blancs autour du museau ! 

Nos guides décident de nous amener sur les ballastières. Nous rebroussons chemin et allons nous garer près de 1km plus loin.

L’aventure, la vraie, celle que j’attendais, commence.🤩
C’est parti pour 2 heures de balades à travers ronces, herbes hautes et chemins blancs (oui oui, quand même). Ca pique, ça griffe et ça chatouille, mais ce n’est pas grave, quels paysages ! 
J’ai l’habitude de voir ces ballastières de la route, entre Dun et Mouzay, mais pas de l’autre côté. 
On s’arrête. Stupéfaction. Une quinzaine de cigognes devant nous et au-dessus de nos têtes. Jojo me prête ses jumelles et stabilise la longue vue : des cigogneaux ! 3 ! Splendides ! 
Ils nous expliquent tour à tour les différentes espèces d’oiseaux que l’on aperçoit : busard cendré, courlis, la guifette noire, l’aigrette (dîte la « vine »…. Humour de jojo), héron. 
A ce propos, si vous ne savez pas reconnaître un héron d’une cigogne qui vole, il suffit de regarder leur attitude : cou droit, pattes droites : la cigogne. Cou qui forme une vague, pattes repliées : le héron ! Eh oui… car difficile de voir le plumage du dessous !

Nous sommes dans une zone réputée par un petit oiseau nommé « le râle des genêts ». Son état de conservation en Lorraine et en France est en danger. ☹️ Il est quasiment en voie de disparition. Il est victime de l’agriculture mécanisée et intensive, impliquant une fauche hâtive des prés qui détruit les nichées. Attention ! Nous l’aimons tant qu’un appel au bénévolat est lancé chaque année, sur le suivi des fauches des prairies des bords de Meuse. Les volontaires se stationnent aux coins des parcelles en cours de fauchage guettant l’envole des oiseaux.

Des abris à oiseaux ont été construits sur l’eau par les membres de la LPO (tout comme les 3 nids à cigognes). Longue vue au bout du nez, on y voit papa, maman oiseau et leur petit, et un peu plus loin sur la rive, un nez et des moustaches blanches. Je vous laisse deviner de qui il s’agit !

Même si je reste enchantée de cette sortie et enchantée d’avoir rencontré des personnes passionnées, gentilles et formidables, nous n’avons malheureusement ni entendu ni vu énormément d’espèces ce jour-là. Comme dit au début, la meilleure période est le printemps ou septembre/octobre, si l’on veut entendre des chants de partout à ne plus en savoir où donner de la tête… alouette.”  Elodie Giannini